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Un, personne et cent mille

Un, personne et cent mille est un roman écrit par Luigi Pirandello et publié en 1926. C’est un texte sur l’identité, la perception et la décomposition du “moi” qui raconte comment V.Moscarda découvre que l’image qu’il a de lui-même n’a rien à voir avec celle que les autres projettent sur lui, et que chaque personne le voit différemment: non pas “un”, mais “cent mille”.

Un : l’illusion d’être un individu cohérent, unifié, maître de son identité.

Personne : la prise de conscience que ce “moi” n’existe pas vraiment, qu’il se dissout dès qu’on le regarde de près.

Cent mille : la multitude de “moi” que les autres projettent sur nous, chacun selon son regard, ses attentes, ses fantasmes.

Ce roman montre que nous ne sommes jamais “un”, mais une mosaïque de perceptions, de rôles, de masques. Notre identité n’est jamais fixe, jamais unique, toujours mouvante façonnée par les regards des autres. Nous jouons des rôles pour survivre, plaire, nous protéger. Nous nous perdons parfois dans ces identités imposées.

Le quotient intellectuel d'une personne n'est pas suffisant pour définir son intelligence car il néglige une part essentielle du comportement humain: les réactions émotionnelles. L’intelligence émotionnelle devient alors la compétence qui permet de naviguer entre nos “cent mille” parts, reconnaître, accueillir et orchestrer ces différentes parts de soi: identifier ses émotions pour reconnaître les voix intérieures; comprendre ses besoins pour donner un espace à chaque part; réguler pour ne pas se laisser dominer par une seule identité blessée, agir avec conscience, qui parle en nous... la victime? le guérrier? le guérisseur? le sage? C’est la transition et l'intégration de toutes nos parts qui influence sur notre self-control, notre motivation, notre integrité, notre bien-être et santé, et influence aussi nos relations avec les autres et le monde.

L'intelligence émotionnelle est un prédicteur de succès et de réussite dans la vie. En apprennant à accepter nos ressentis, nous développons nos compétences humaines et nos aptitudes. Le savoir‑être au monde qui représente la manière dont une personne habite son existence : sa façon d’être présente, de percevoir, de ressentir, d’agir et de se relier aux autres. C’est une compétence profonde, à la fois intérieure et relationnelle, qui influence la qualité de vie, de santé, la qualité des interactions et la qualité du self-leadership. C’est la capacité d’habiter pleinement sa vie : avec authenticité, avec conscience, avec humanité et avec sens. C’est une compétence profonde qui transforme la manière de travailler, de diriger et de vivre.

Le coaching devient alors un processus qui accompagne:

- une transformation : déconstruction d'identités imposées ou perdues, nouvelles identités, retrouvailles de sa voix authentique et chute des masques, réconciliation de la part blessée et de la part qui sait voler, passage de la survie au sens, passage de l'inaction à l'action, passage de la réaction à la liberté intérieure.

- l'integration d'un angle mort, un risque majeur, un piège! Ce que nous ne percevons pas de nous‑mêmes alors que les autres, eux, le perçoivent très bien, même lorsque nous progressons, là où l’identité se dérobe, là où une part de soi agit sans être reconnue. Ce n’est pas une faiblesse. C’est une zone non vue, non nommée, souvent héritée d’une histoire, d’une blessure ou d’un rôle que l’on a dû jouer. Pirandello dirait que c’est l’un des “cent mille” visages que nous portons sans le savoir. L’intelligence émotionnelle permet de le sentir, et le coaching de l’intégrer. Celui-ci peut prendre plusieurs formes :

- une ancienne habitude qui persiste, qui se répéte sans que nous en ayons conscience ;

- un comportement incohérent que l’entourage remarque avant nous, souvent des incohérences entre ce que l'on dit et ce que l'on fait, des incohérances de communication, etc... ;

- une croyance limitante qui continue d’influencer nos choix et décisions ;

- une zone émotionnelle que nous évitons, surtout en présence de peurs individuelles. 

Plus nous évoluons, plus l’angle mort peut devenir subtil : il se déplace, se transforme, se cache derrière de  bonnes intentions  ou un sentiment de maîtrise. Travailler les angles morts est important dans le développement personnel, rélationnel et professionnel. Les neurosciences montrent que le cerveau filtre la réalité pour préserver la cohérence interne. Cela signifie que  nous voyons ce qui confirme notre identité actuelle , nous ignorons ce qui la remet en question , nous avons besoin du regard extérieur pour élargir notre perception.

C’est pour cela que les leaders, les équipes et les individus en transformation ou en épuisement ont besoin de supervision ou de coaching : non pas parce qu’ils manquent de compétences, mais parce qu’ils ne peuvent pas tout voir seuls.

Comprendre que l'être humain fonctionne sur différents plans, sur plusieurs couches mentales, émotionnelles et spirituelles qui influencent ses décisions, ses comportements, sa santé, sa performance et ses relations au monde qui l'entoure c'est avoir une seconde d'avance, c'est développer sa resposabilité et son autonomie.

Bienvenue dans cet espace dédié à la transformation intérieure et à la création consciente.

Mon approche s'adapte à chaque individu, leader ou pas, à chaque équipe, groupe, organisation, entreprise et propose des parcours clairs, structurés et profondément humains.

Enchantée!

Je suis Marisa Ciervo, fondatrice du cabinet ALBATRO Coaching & Consulting installé à Neuchâtel (Suisse) et oeuvrant à l'international.

Titulaire d'un master en économie et affaires, et d'une expérience avérée de 25ans en développement des affaires et gestion d'équipes internationales, je suis coach professionnelle (ICF) depuis 2022. 

L'attention est la forme la plus rare et la plus pure de la générosité. 

Simone Weil

L'attention et ma sagesse sont ce qui me permettent de rencontrer les êtres humains sans filtres, sans projections, sans volonté de les changer.

Je les accueille tels qu’ils sont, dans leur vérité du moment.
Je pose des questions, je ne cherche pas à corriger, à orienter ou à modeler.
Je crée simplement un espace où ils peuvent s’ouvrir, se dire, se déposer. J'accompagne l'émergence et les laisse éclore à leur rythme.

Dans un monde saturé de bruit, de vitesse, d'étiquettes et d’injonctions, s'offrir une attention pure et bienveillante envers soi est un acte rare. Trouver queleu'un qui résonne et peut nous accompagner avec bienveillance et sagesse est encore plus rare. C’est ma manière d’être au monde, et c’est le cœur de mon accompagnement.